A MES AMI(E)S BLOGUEUSES et BLOGUEURS

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LES VOEUX DE STEPHANE HESSEL      

 A 93 ans, Stéphane Hessel est le plus jeune d’entre nous par la vitalité de son engagement et sa force d’espérance. Né à Berlin en 1917, immigré en France en 1925, naturalisé en 1937, prisonnier évadé en 1940, il rejoint le général de Gaulle à Londres en 1941. Résistant, agent de liaison au BCRA, il est arrêté en France en 1944, puis déporté, notamment au camp de Dora, où il échappera de justesse à la pendaison. Diplomate à partir de 1945, ambassadeur de France, il fera de la question des droits de l’homme son combat sans partage ni relâche, comme l’illustre son ferme engagement pour la cause palestinienne. En cette fin d’année 2010, Stéphane Hessel est unanimement célébré comme une sorte d’incarnation de l’exact contraire de cette basse époque que symbolise le sarkozysme. Reprise de son appel lancé lors de la cérémonie annuellement organisée par Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui au plateau des Glières, haut lieu de la résistance et de son martyr, l’exceptionnel succès de librairie d’Indignez-vous! est à lui seul un chaleureux signe d’espoir en cette froidure hivernale. 

Mes chers compatriotes,La première décennie de notre siècle s’achève aujourd’hui sur un échec. Un échec pénible pour la France ; un échec grave pour l’Europe ; un échec inquiétant pour la société mondiale. 

Souvenez-vous des objectifs du millénaire pour le développement, proclamés en 2000 par la Conférence mondiale des Nations Unies. On se proposait de diviser par deux en quinze ans le nombre des pauvres dans le monde. A la même date, on entamait une nouvelle négociation pour mettre un terme au conflit vieux de trente ans du Proche Orient – les Palestiniens auraient droit à un Etat sous deux ans. Echec sur toute la ligne! Une plus équitable répartition entre tous des biens communs essentiels que sont l’eau, l’air la terre et la lumière? Elle a plutôt régressé, avec plus de très riches et plus de très très pauvres que jamais. 

Les motifs d’indignation sont donc nombreux. Ce petit livre Indignez-vous! – qui a eu un extraordinaire succès auprès des parents, et plus encore de leurs enfants, auxquels il s’adresse –, c’est quelque chose qui me touche profondément. De quoi faut-il donc que ces jeunes s’indignent aujourd’hui? Je dirais d’abord de la complicité entre pouvoirs politiques et pouvoirs économiques et financiers. Ceux-ci bien organisés sur le plan mondial pour satisfaire la cupidité et l’avidité de quelques-uns de leurs dirigeants ; ceux-là divisés et incapables de s’entendre pour maîtriser l’économie au bénéfice des peuples, même s’ils ont à leur disposition la première organisation vraiment mondiale de l’histoire, ces Nations Unies auxquelles pourraient être confiées d’un commun accord l’autorité et les forces nécessaires pour porter remède à ce qui va mal. 

Au moins nous reste-t-il une conquête démocratique essentielle, résultant de deux siècles de lutte citoyenne. Elle nous permet de revendiquer le droit de choisir pour nous diriger des femmes et des hommes ayant une vision claire et enthousiasmante de ce que la deuxième décennie qui s’ouvre demain peut et doit obtenir. Voilà la tâche que je propose à tous ceux qui m’écoutent. Qu’ils prennent appui sur les auteurs courageux qui se sont exprimés ces derniers mois, sur Susan George et son beau livre Leurs crises, nos solutions, sur Edgar Morin et son dernier tome L’Ethique, sur Claude Alphandéry et ses propositions pour une économie sociale et solidaire. Avec eux, nous savons ce qu’il est possible d’obtenir. 

N’attendons pas. Résistons à un président dont les vœux ne sont plus crédibles. 

Vivent les citoyens et les citoyennes qui savent résister! 

  

 

Publié dans : Non classé | le 2 janvier, 2011 |Pas de Commentaires »

LES REQUISITIONS DE MARSEILLE

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Publié dans : Non classé | le 17 décembre, 2010 |Pas de Commentaires »

LE FROID

«Il y eut cette année un hiver extraordinairement glacial et neigeux, à tel point que les communications des routes et la navigation du Tibre furent suspendues; cependant des approvisionnements considérables, ménagés d’avance, permirent de ne point hausser le prix des vivres». Ainsi l’historien Tite-Live, mort en 17 de notre ère, décrit-il l’hiver particulièrement rigoureux qui aurait sévi en 399 avant notre ère, avec les conséquences habituelles : disette et cherté des vivres.

Les grandes froidures ne provoquent pas seulement une spéculation sur les céréales. Elles peuvent aussi entraîner des famines meurtrières. Ce fut souvent le cas du haut Moyen Âge au siècle des Lumières, le XVIIIe siècle.

Quand le gel se fait le complice des barbares

Elles ont aussi parfois des conséquences géopolitiques inattendues. C’est ainsi que le 31 décembre 406, les Vandales, accompagnés des Alains et Suèves, passent en Gaule en traversant le Rhin qui avait exceptionnellement gelé cette année-là. Depuis plusieurs années, ces peuples germaniques, poussés par l’avance des Huns à l’est de l’Europe, tentaient de pénétrer dans l’Empire romain. Jusque là, ils avaient été repoussés, en particulier par les Francs alliés à Rome, qui leur avaient causé des lourdes pertes à proximité du Danube. On les retrouve en cette fin décembre 406 bien plus au nord puisqu’ils passent le Rhin en face de Mayence, qu’ils mettent ensuite à sac.

Les troupes impériales, accaparées par les luttes intestines et les menaces d’autres peuples, au premier rang desquels les Goths, se montrent incapables, et même peu désireuses, de réagir. Dans les mois et années qui suivent, elles laissent les assaillants s’en prendre aux villes de la région (Reims, Trêves), puis se répandre dans toute la Gaule, avant de passer en Espagne en 409.

Haut Moyen Âge : au-delà de l’imaginable

Les chroniques nous fournissent au début du Moyen Âge une liste d’hivers particulièrement froids et rigoureux, comme 763-764, 859-860, 1076-1077… Rappelons au passage que les grands froids ne sont pas les seules causes de famine : des épisodes pluvieux intenses, pendant l’été, peuvent aussi avoir des conséquences dramatiques en faisant pourrir les blés. Le moine Raoul Glaber raconte ainsi une famine dans les années 1030 en Bourgogne : «Des pluies continuelles avaient imbibé la terre entière au point que pendant trois ans on ne put creuser de sillons capables de recevoir la semence. Au temps de la moisson, les mauvaises herbes et la triste ivraie avaient recouvert toute la surface des champs».

Lorsque le froid s’y met, les horreurs dépassent l’imaginable : «Hélas ! chose rarement entendue au cours des âges, une faim enragée poussa les hommes à dévorer de la chair humaine. Des voyageurs étaient enlevés par de plus robustes qu’eux, leurs membres découpés, cuits au feu et dévorés. Bien des gens qui se rendaient d’un lieu à un autre pour fuir la famine, et avaient trouvé en chemin l’hospitalité, furent pendant la nuit égorgés, et servirent de nourriture à ceux qui les avaient accueillis. Beaucoup, en montrant un fruit ou un oeuf à des enfants, les attiraient dans des lieux écartés, les massacraient et les dévoraient. Les corps des morts furent en bien des endroits arrachés à la terre et servirent également à apaiser la faim…».

Le «petit âge glaciaire» 

Après trois siècles de relative douceur, durant lesquels les récoltes se font plus abondantes et la population européenne triple en nombre, les hivers reviennent en force au XVe siècle et plus spécialement à partir des années 1550 et jusque vers 1860, durant ce que l’on a appelé le «petit âge glaciaire», avec une baisse de la température moyenne d’environ un degré Celsius.

L’hiver 1407-1408 est particulièrement froid et long, marqué par deux longs épisodes de gel, de la mi-novembre à la fin janvier, puis de la mi-février au début avril. Les fleuves sont gelés ou charrient des glaçons.

Le ravitaillement par voie fluviale, essentiel au Moyen Âge, devient problématique et les moulins ne peuvent plus fonctionner, or ils représentent alors une source d’énergie essentielle pour de nombreuses activités.

Le vin comme l’encre gèlent dans leurs récipients et le bois de chauffage se fait rare.

Les hivers du règne de Louis XIV

Curieusement, c’est sans doute sous le règne du Roi-Soleil, Louis XIV, que les hivers apparaissent comme les plus rigoureux, les plus meurtriers aussi.

Le début des années 1690 voit une alternance de grands froids et de canicules, ce qui entraîne l’une des pires famines connues : tous les registres paroissiaux enregistrent pour les années 1693-1694 une multiplication par trois ou quatre du nombre des décès, une baisse sensible du nombre des mariages et une diminution plus importante encore du nombre de baptêmes (par suite d’aménorrhées ou de dénutrition).

En 1708-1709, le pays, déjà épuisé par la guerre de la Succession d’Espagne, connaît un hiver exceptionnel, le «Grand Hyver» [orthographe de l'époque]. Le prix du blé est multiplié par plus de dix et ce n’est pas tout… On lit dans un registre paroissial de Tours : «Le pain était à peine sorti du four qu’il gelait, et le vin gelait visiblement en le versant dans le verre. On ne buvait qu’à la glace. On ne pouvait s’échauffer qu’avec le meilleur feu. On ne pouvait dans les rues distinguer les vieux et les jeunes parce qu’on avait pareillement la barbe et les cheveux blancs». Des émeutes éclatent au sein d’une population dont les registres paroissiaux disent l’exaspération et l’angoisse.

Thierry Sabot cite dans le recueil » Contexte » le registre du curé de Vougy (Loire) : «Le soir du six janvier, il commença à faire froid, et ce froid fut si extraordinaire et si violent pendant cinq à six jours qu’on disait n’en avoir jamais vu un semblable. Le temps se radoucit et il fit quelques pluies et neiges, qui rétablirent en apparence tout ce que la rigueur du froid avait beaucoup mortifié. Mais il survint un second froid vers le vingt janvier, qui fut plus violent et plus aigu que le premier qui fit beaucoup de mal, puisqu’il tua et fit mourir beaucoup de pauvres, qui, s’étant couchés se portant assez bien, on les trouvait le lendemain matin morts par la rigueur du froid (…). La famine a été si grande qu’on ne peut concevoir la quantité de personnes mortes de faim dans les chemins en allant demander l’aumône. Il y en eut beaucoup de dévorées par les chiens et les loups ; enfin il est mort pour le moins la moitié des habitants de cette paroisse. Il est resté très peu d’enfants. De quatre cent dix communiants que j’avais en 1708, il ne m’en est resté que 240 ».

Les années 1780 ont aussi été marquées par plusieurs phénomènes climatiques exceptionnels. L’éruption d’un volcan islandais, le Laki, en juin 1783, obscurcit l’atmosphère terrestre pendant les mois suivants, jusqu’à entraîner une baisse des températures. Également cité par Thierry Sabot, le curé du village d’Azolette, dans le haut Beaujolais, note dans son journal : «L’hiver de 1785 sera longtemps mémorable par la grande abondance de ses neiges. La campagne en fut couverte durant six mois, à peu près, c’est à dire depuis le mois de décembre 1784 jusque vers la fin d’avril 1785. Comme il en était beaucoup tombé durant l’hiver 1784, on n’eut jamais imaginé que le suivant en donnerait encore en plus grande quantité. On fut trompé. Il en tomba à deux ou trois reprises jusqu’à 13 ou 14 pouces… Il s’en fit partout en rase campagne, comme dans nos montagnes, des amas considérables, ces amas furent surtout occasionnés par une bise violente qui s’éleva le dimanche de la Passion 13 mars ».

L’hiver rigoureux de 1788-1789, précédé d’un été pourri, est à l’origine d’une tension sur le prix des céréales. Il n’est pas sans lien avec le déclenchement de la Révolution française et avec la place centrale du prix du blé dans son déroulement.

Plus près de nous, le 1er février 1954, l’abbé Pierre, créateur du mouvement Emmaüs, lance son fameux appel à la radio en faveur des sans-abri : «Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée, cette nuit, à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée…». Les Français se mobilisent. C’est le début d’un immense mouvement charitable. En pleine période de reconstruction, la question du logement est posée et reparaît dès lors à chaque hiver suivant, plus encore lors des hivers très froids, comme celui de 1956-57.

Les années 1960-1970 connaissent une embellie. Le froid provoque une gigantesque panne d’électricité le matin du lundi 19 décembre 1978, la plus grande qu’ait jamais connue la France. Il n’empêche que les rigueurs de cet hiver ne suscitent pas de grand émoi autour des sans-logis. Le problème du logement revient à l’ordre du jour et de façon de plus en plus cruciale jusqu’à nos jours du fait de l’arrêt progressif de l’effort de construction (300.000 logements neufs en 2010 au lieu de 500.000 par an dans les années 1960) et de la montée croissante de la pauvreté.

Yves Chenal

Article publié dans Hérodote.net 06 12 2010  Adhérez aux Amis d’Hérodote en cliquant sur www.herodote.net/

  

Publié dans : Non classé | le 6 décembre, 2010 |Pas de Commentaires »

UN APPEL DE LA FONDATION ABBE PIERRE

Ce mercredi 30 novembre 2010, il est 16 heures ; le froid, la neige ont envahi notre belle ville de Lyon.   

Plus de bus, plus de transports scolaires … les voitures « bouchonnent » … qu’il nous tarde de vite rentrer chez nous au chaud …!  normal après une journée de travail. 

A cette même heure des personnes, adultes, enfants, attendent elles aussi avec impatience que 18 heures arrive qui leur permettra de se mettre au chaud également… dans un gymnase où après un repas chaud bien apprécié, elles passeront la nuit, mais ….  où après un petit déjeuner très matinal , elles seront remises à la rue à 8 heures … où elles passeront 12 heures à attendre à nouveau l’ouverture des portes à 18h. Et cela sans manger, sans savoir où aller dans un autre lieu … que la rue, les porches éventuellement, même les églises qui auraient pu être un abri spontané et naturel … sont fermées. 

 Est ce normal ? qui peut le dire ? qui peut accepter cela ?  personne, je l’espère !  Ce matin il faisait – 4°,  le plan vigilance orange est en cours, prévoyant une baisse de la température jusqu’à  – 11 ° samedi. 

 Les pouvoirs publics doivent laisser ouvert ces hébergements d’urgence toute la journée, ils n’ont pas le choix, ils ne peuvent prendre le risque de mettre la vie des personnes en danger, car bien sûr elles sont en danger, déjà fragilisées du fait de la précarité de leurs conditions de vie, et maintenant en raison du froid … il y a des enfants, des bébés … , des personnes âgées   

En tant que citoyens nous ne pouvons accepter cela. Il est de notre devoir d’agir afin que les personnes à la rue aient un abri 24h/24h,  nous devons faire en sorte qu’elles soient  protégées du froid par tous les moyens,  si elles le souhaitent bien sûr .   

Cette solidarité-là ne peut être condamnée car elle est vitale pour des centaines de personnes à la rue. C’est l’indifférence qui doit être condamnée

  Hier 200 personnes ont appelé le 115, et certainement beaucoup plus étaient à la recherche d’un abri ou « abandonnaient » car plus d’énergie pour le faire. 

  Rappel ci-dessous, du rassemblement des professionnels de l’urgence sociale auquel il est  important d’être très nombreux quelque soit le temps, la neige …..  pour demander l’ouverture de structures d’hébergement adaptées et pérennes … 

  From: MUHRY@fondation-abbe-pierre.fr
Subject: 2 décembre, manifestation urgence sociale
Date: Mon, 29 Nov 2010 10:37:34 +0000 

Bonjour, la Fondation Abbé Pierre apporte son soutien à l’initiative portée par le réseau des professionnels de l’urgence sociale, visant à assurer un minimum de réponse aux personnes à la rue, en danger vital. Parce qu’on ne peut pas laisser à se point des personnes crever dans l’indifférence, merci à tous de rejoindre le mouvement et de faire circuler le message. 

  Marc Uhry 

Responsable Rhône-Alpes Fondation Abbé Pierre 

Jeudi 02 décembre
devant l’Hôtel Dieu
Place de l’Hôpital, à côté de la Chapelle
(au bout de la petite rue derrière la Fnac et Pathé Bellecour)
à 17h

 Rassemblement organisé par le Réseau des Professionnels de l’Urgence Sociale :   

Pour un réel engagement en faveur des personnes SDF existe car :  - A l’amorce de l’hiver 2009/2010, aucun nouveau centre d’hébergement d’urgence n’a ouvert ses portes à Lyon, contrairement aux années précédentes ; 

- En ce début d’hiver 120 à 130 personnes ayant sollicité le 115 se retrouvent chaque soir sans solution d’hébergement et que le froid fera logiquement augmenter ce nombre ; - Les statistiques du 115 ne donnent à voir qu’une partie de la population sans logement ni hébergement dans l’agglomération lyonnaise, cette dernière étant estimée à plusieurs milliers de personnes ; 


 

Publié dans : Non classé | le 1 décembre, 2010 |Pas de Commentaires »

Les Restaurants du coeur

En 2009/2010 ce sont 103 millions de repas distribués à 830 000 personnes accueillies dans 2056 centres.

30.000bébés de moins de 12 mois aidés, 70 Restos Bébés du Coeur. 13.000 personnes en difficulté aidées par semaine par 98 camions, points chauds ou maraudes. 248 lits d’hébergement d’urgence pour 5.761 personnes soit 68.488 nuitées. 537  logements temporaires pour 1453 personnes en difficulté logées.

C’est également : 93 ateliers chantiers d’insertion pour 1.350 personnes en réinsertion professionnelle. 191 ateliers de lutte contre l’illetrisme ou d’accompagnement scolaire. 3.200 départs en vacances, 85.000  rendez-vous cinéma et 732 bibliothèques ouvertes aux personnes accueillies aux Restos.

Pour info  amitiés Charles

Publié dans : Non classé | le 18 novembre, 2010 |Pas de Commentaires »

IL Y A 90 ANS Le 10 novembre 1920 a été désigné le « Soldat Inconnu »

Citadelle de Verdun le 10 Novembre 1920 

  

Choix du Soldat Inconnu     Le 8 novembre 1920 des huit secteurs tenus pendant la guerre « L’Artois , La Somme , l’Ile de France , le Chemin des Dames , La Champagne , La Lorraine , Verdun et les Flandres fut exhumé le corps d’un militaire dont l’identité personnelle n’a pu être établie . Le 10 novembre 1920 en fin de matinée ce sont huit cercueils de chêne recouverts d’un drapeaux tricolore qui sont alignés dans une galerie de la citadelle de Verdun transformée en chapelle ardente ; Auguste Thin engagé volontaire en janvier 1918 à l’âge de dix neuf ans a été désigné pour sélectionner l’un des huit cercueils . Il a été retenu  à la dernière minute car le 2éme classe retenu est tombé malade le 10 novembre 1920 . Selon un cérémonial bien établie le soldat Augustin du 132 RI se trouve devant les huit cercueils en présence du ministre des pensions André Maginot qui lui demande , en lui présentant un bouquet de fleurs de le déposer sur l’un des huit cercueils qui sont devant lui . « Celui que vous choisirez sera le soldat inconnu que le peuple de France accompagnera demain à l’Arc de Triomphe » . 

Une première fois Auguste Thin fait le tour des huit cercueils puis au second tour il dépose son bouquet sur le sixième . Un murmure s’élève : « C’est fini , il a choisi »  . Auguste Thin avait effectué son choix en additionnant les trois chiffres composant son régiment 132 RI . « Il me vient une pensée simple , j’appartiens au 6ème corps . En additionnant les chiffres de mon régiment 132 c’et exactement le nombre que j’obtiens . Ma décision est prise : ce sera le 6ème que je reconnaîtrai » témoigne plus tard Auguste Thin

Acheminé par train spécial à Paris , le soldat inconnu est déposé le 11 novembre 1920 dans une salle de l’Arc de Triomphe avant son inhumation le 28 janvier 1921 dans une crypte située sous la voûte du monument . La dalle qui recouvre cette dernière porte l’inscription « Ici repose un soldat français mort pour la patrie » . Le 11 novembre 1923 , pour le cinquième anniversaire de l’arrêt des combats , André Maginot en tant que ministre de la guerre vient allumer la flamme qui doit briller éternellement en ce lieu chargé de tant d’émotion et d’histoire .                                         

 intervention M  Jacques BIARD le 11 novembre 2010

Publié dans : Non classé | le 12 novembre, 2010 |Pas de Commentaires »

LES REQUISITIONS DE MARSEILLE

LES REQUISITIONS DE MARSEILLE(mesure provisoire

Un film de Sébastien Jousse et Luc Joulé 

  

1944-1947. Qui se souvient de l’extraordinaire élan social impulsé par la gestion ouvrière des grandes entreprises de Marseille dans l’immédiat après-guerre?

Deux réalisateurs, Sébastien Jousse et Luc Joulé, ont eu l’idée de faire resurgir du passé une formidable expérience humaine. Le documentaire n’est pas seulement un hommage aux acteurs de cette épopée, il interroge aussi le présent avec acuité, constate Raymond AUBRAC l’un des chefs de la Résistance  qui témoigne dans le documentaire. «Ce film soulève le problème de la mémoire collective». A la libération, une volonté commune rassemble tous les mouvements politiques pour construire une société nouvelle. S’appuyant sur le programme économique et social du Conseil National de la Résistance (CNR), qui donna notamment naissance à la sécurité sociale et à la retraite, tous prônent la participation des travailleurs à la direction de l’économie. Parmi les premières villes libérées, Marseille, qui est en grande partie détruite. Comment faire pour reconstruire rapidement alors que plusieurs patrons de grandes usines ont fui, craignant l’épuration? Les ouvriers veulent se remettre au travail. Nommé commissaire régional de la République à Marseille, Raymond AUBRAC décide d’appliquer une loi qui autorise la réquisition des entreprises en cas de guerre. ……………. Quinze des plus importantes, réunissant chacune en moyenne 1500 ouvriers, sont ainsi placée sous contrôle de l’Etat. Dirigées par des cadres et ingénieurs assistés de comités de gestion auxquels participent les ouvriers. Des militants syndicaux CGT, CFTC soutiennent l’initiative avec pour slogan « D’abord produire, revendiquer ensuite ». Cet élan permet à 15000 ouvriers de vivre pendant trois ans l’espoir d’une économie nouvelle.  

 L’Etat, qui risque d’être condamné pour abus de pouvoir, reverse aux actionnaires la majeure partie des 600 millions de francs de bénéfices réalisés par les quinze entreprises.……………(La morale capitaliste exigeant que tout rentre dans l’ordre)  

 mardi 18 janvier 2011 à 20h

au cinéma « Le Zola » 

  

l’ANACR, en partenariat avec la mairie de Villeurbanne,

vous propose le film qui retrace cette magnifique épopée 

En présence de Monsieur Raymond AUBRAC 

Publié dans : Non classé | le 21 octobre, 2010 |Pas de Commentaires »

Un anniversaire Le Maréchal Pétain et le statut des Juifs


Le jour du 70e anniversaire du premier statut des Juifs (3 octobre 1940), l’ancien chasseur de nazis Serge Klarsfeld a communiqué à la presse un document qui démontrerait que le maréchal Pétain, chef de l’État français, aurait durci plus que nécessaire les conditions imposées aux Juifs par Vichy. 

 Le texte dactylographié porte des annotations manuscrites qui tendent à aggraver la marginalisation des juifs français.

L’historien israélien Alain Michel, spécialiste de la Shoah, rappelle ci-après que ce document n’apporte rien de neuf même s’il devait être prouvé que ses annotations sont de la main du maréchal…

«Le principal argument des défenseurs de Pétain était de dire qu’il avait protégé les juifs français. Cet argument tombe», a déclaré notamment Serge Klarsfeld. En tant qu’historien travaillant sur cette période, je ne peux être que frappé par les inexactitudes qui ont entouré la découverte du document, tant dans la présentation des faits que dans leur analyse.

Pétain vu par Robert Aron (1954)

Rappelons en premier lieu que l’antisémitisme de Philippe Pétain est connu depuis belle lurette. En ce domaine au moins, le Maréchal a devancé les exigences de l’occupant allemand plutôt qu’il ne s’y est soumis.

L’historien Robert Aron cite dès 1954 le témoignage de Paul Baudoin : «Le 1er octobre. Long Conseil des Ministres, de 17h à 19h45, où pendant deux heures est étudié le statut des Israélites. C’est le Maréchal qui se montre le plus sévère. Il insiste en particulier pour que la Justice et l’Enseignement ne contiennent aucun Juif» (Histoire de Vichy, page 210, 1954).

Robert Aron montre dans le même ouvrage que le statut des juifs est une initiative de Vichy, dont «l’élaboration… commence au début d’août 1940» (page 209). Il produit aussi une protestation de Vichy lorsque le gouvernement français apprend, en septembre 1940, que les Allemands vont publier une ordonnance concernant les Juifs de la zone occupée, et il commente : «Cette note inédite apparaît très révélatrice de l’attitude initiale du gouvernement français à l’égard de la question juive : il juge un statut des Juifs nécessaire, mais ne veut pas laisser aux Allemands l’initiative dans ce domaine.» (page 210).Certes, l’historiographie a progressé depuis Robert Aron, mais le cadre global est connu depuis plus de 50 ans : autonomie de l’initiative de Vichy et antisémitisme réel de Pétain.

Source Hérodote.net

  

Publié dans : Non classé | le 13 octobre, 2010 |Pas de Commentaires »

Un lien pour ceux qui veulent connaître l’Histoire de la Résistance et de la Déportation.

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Clliquez et conservez dans vos favoris.: www.histoireetmémoire.blogspot.com

Pour avoir connaissance du travail qui est accompli dans le domaine de la mémoire.

Publié dans : Non classé | le 6 octobre, 2010 |Pas de Commentaires »

RENDEZ-VOUS SUR LE BLOG CHARPENNES TONKIN

IL SE PASSE TOUJOURS QUELQUE CHOSE  SUR LE BLOG CHARPENNES TONKIN ALLEZ VOIR A LA DATE DU 14 JUIN

Dans Google, Cliquez Charpennes Tonkin , puis blog, puis dans le calendrier à gauche 14 juin,

Publié dans : Non classé | le 17 juin, 2010 |Pas de Commentaires »
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Choupinette |
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